"Le truc, c'est de survivre aux fils de pute" F. Exley - A l'épreuve de la faim.
"Si cette personne, ne cessais-je de me répéter, était l'un des représentants élus de Dieu sur terre, alors il y avait vraiment quelque chose qui clochait dans tout le système" Roald Dahl - Moi Boy.
"bah, nom d'une pipe, j'aurai été immortel jusqu'à ma mort !"
pépé John - Jim Dodge - L'oiseau Canadèche.



25 mai 2012

un livre : Mapuche de Caryl Ferey

Quatrième de couverture tirée du site des "Editions Gallimard" :
Jana est mapuche, fille d'un peuple sur lequel on a tiré à vue dans la pampa argentine. Rescapée de la crise financière de 2001-2002, aujourd'hui sculptrice, Jana vit seule à Buenos Aires dans la friche de son ancien mentor et, à vingt-huit ans, estime ne plus rien devoir à personne. Rubén Calderón aussi est un rescapé – un des rares « subversifs » à être sorti vivant des geôles clandestines de l'École de Mécanique de la Marine, où ont péri son père et sa jeune sœur. Trente ans ont passé depuis le retour de la démocratie. Détective pour le compte des Mères de la place de Mai, Rubén recherche toujours les enfants de disparus adoptés lors de la dictature de Videla, et leurs bourreaux... Rien, a priori, ne devait réunir Jana et Rubén, que tout sépare. Mais un cadavre est retrouvé dans le port de La Boca, celui d'un travesti, « Luz », qui tapinait sur les docks avec « Paula », la seule amie de la sculptrice. De son côté, Rubén enquête sur la disparition d'une photographe, Maria Victoria Campallo, la fille d'un des hommes d'affaires les plus influents du pays. Malgré la politique des Droits de l'Homme appliquée depuis dix ans, les spectres des oppresseurs rôdent toujours en Argentine. Eux et l'ombre des carabiniers, qui ont expulsé la communauté de Jana de ses terres ancestrales...

C'est simple, j'ai quasiment tout lu de Caryl Ferey, de Haka 1er à la jambe gauche de Joe Strummer en passant par Krotokus 1er, j'apprécie son style d'écriture, les ambiances, sa capacité à provoquer l'effroi, l'angoisse, en un chapitre. Le genre Noir, dense, sombre.
Je trouve que son dernier roman, Mapuche, passe une étape dans l’œuvre de son auteur. On est au delà du roman Noir. Je connaissais la dictature argentine mais avoir des mots sur l'horreur de cette période m'a glacé le sang mais en même temps ouvert les yeux sur une période de l'histoire. En espérant que l'attente ne sera pas trop longue pour le prochain, je ne peux que vous conseiller de lire Mapuche et prendre une bonne claque !
(Âme vraiment sensible s'abstenir)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire