"Le truc, c'est de survivre aux fils de pute" F. Exley - A l'épreuve de la faim.
"Si cette personne, ne cessais-je de me répéter, était l'un des représentants élus de Dieu sur terre, alors il y avait vraiment quelque chose qui clochait dans tout le système" Roald Dahl - Moi Boy.
"bah, nom d'une pipe, j'aurai été immortel jusqu'à ma mort !"
pépé John - Jim Dodge - L'oiseau Canadèche.



2 oct. 2013

BDs : les Guerres silencieuses - les revenants

Les Guerres Silencieuses de Jaime Martin chez Dupuis - Aire Libre
En panne d'inspiration, un jeune auteur de BD décide de raconter le service militaire de son père dans le Sahara espagnol, à l'époque de la guerre d'Ifni qui opposa l'Espagne et le Maroc. Mais raconter cette histoire, c'est aussi raconter celle de la jeunesse de ses parents sous le franquisme, dans un monde régi par un ordre social entièrement soumis à la pression religieuse et militaire d'un État totalitaire. Une société à des années-lumière de l'Espagne d'aujourd'hui, que Jaime Martin ausculte à travers la mémoire intime de ses parents. (dupuis.com)
Réellement captivante, ce pavé de la collection Aire Libre sera sans aucun doute sur toutes les listes de Noël des amoureux de BD. J'ai beaucoup aimé la narration, à chacun sa guerre, le père avec son service, la mère avec la condition féminine sous Franco et le fils avec le futur de son métier (avec une excellente planche avec le brave captain america). Après Pedrosa et son inoubliable Portugal, il y a Jaime Martin et ses captivantes guerres silencieuses.

 Revenants de Maël et Olivier Morel - Futuropolis
Olivier Morel a réalisé un documentaire, L’Âme en sang, qui donne la parole à six vétérans — des fantômes hantés par des fantômes —, qui portent l’insupportable de ce qu’ils ont vécu : vu et fait en Irak. Ce film poignant, utile, diffusé sur Arte en 2011, et dans de nombreux festivals aux États-Unis et en Europe, rappelle que le nombre de suicides de vétérans est aujourd’hui supérieur à celui des soldats tués sur le sol irakien. Ils sont 70 000 vétérans aux USA, dont 22 mettent fin à leur vie chaque jour. Mai 2010, le tournage est fini et Morel est frustré car il n’a pas pu tout mettre : le passé, l’inconscient, l’imagination, le rêve, les projections psychotiques…, ne peuvent pas faire partie de la dramaturgie documentaire. Un ami commun le met en relation avec Maël. Après avec vu son film et ses carnets de repérages, Maël, tout à la fois enthousiaste et plein d’incertitudes et d’interrogations quant à la responsabilité qu’il endosse, décide de faire une bande dessinée. Cet album n’est pas le livre du film. Il raconte l’histoire du film. C’est-à-dire pourquoi Olivier Morel a décidé de le faire et comment il a travaillé. Il montre ce lien particulier, délicat et intime, qui unit le réalisateur aux vétérans qu’il filme. La méthode narrative choisie par Maël, tout en délicatesse allusive, refusant toute intrusion voyeuriste, est à la mesure de son engagement. Son dessin très représentatif du réel, ne laisse de place ni à l’improvisation, ni aux « accidents » du trait, il est un outil pour faire passer le vécu. (futuropolis.fr)
Je crois que la quatrième du site futuropolis est extrêmement bien faite, en tout cas elle donne envie et à juste titre, cette BD est une vrai claque, une histoire très bien construite et des images qui "baffe" son lecteur. Une merveille de BD/reportage intelligente et puissante. Encore une BD à mettre sur toute les listes !

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